TOUS DES ANIMAUX

Enregistré du 19 au 21 juillet 2011 au Studio l'Usine. Enregistré par Chris Edrich. Mixé par Yannick Reinert (1), Chris Edrich (2), Fabien Pilard (3, 4) & Stéphane Monbel (4). Masterisé par Chris Bauer @ Audio Mastrering Service.

Chant, Flute > Emilie Salata
Guitares, Choeurs > Stéphane Monbel
Basse, Guitares, Choeurs > Fabien Pilard
Batterie, Percussions > David L'Huillier
Photos > Fabrice Boualit, Stéphane Monbel
Rogue Taxidermy > Mirel & Cizek
Artwork > shelleygrafx@gmail.com
Deux ans et un line up changé pour moitié, voilà ce qui aura marqué l’histoire de Parazik Matik entre la sortie de son précédent opus, « Publicité mensongère », et ce nouvel Ep à la très forte consonance animale … Rescapés de la mouture originelle, Emilie Salata au chant et à la flûte et Stéphane Monbel aux guitares ont été rejoints par Fabien Pilard à la basse et à la guitare et David L’Huillier à la batterie et sont repartis dans leur délire rock dans lequel on trouve en vrac des racines punk, des cachets psychédéliques, un poil de saturation toujours bien dosée et enfin des textes en Français qui accompagnent l’ensemble vers le haut. Ecorché vif, un tantinet déjanté voire carrément malsain par moments, le combo messin n’y va pas avec le dos de la cuillère et nous propose une véritable leçon de rock dans laquelle rien n’est laissé au hasard, de la voix hallucinante, rageuse et déterminée jusqu’au riffs tendus à bloc et aux rythmiques rondes et charnues à souhait. Porté par une dynamique qui nous raccompagne jusque dans les années 70 tout en conservant des touches de couleurs très actuelles, « Tous des animaux » ne fait pas de quartier et nous gratifie en à peine plus d’une dizaine de minutes de quatre démonstrations de songwriting comme on en voit trop peu souvent dans le rock, réussissant à nous convaincre dès la première écoute avec des titres comme « L’écrevisse », « Terrien(s) », « La Hyène » et « Kafard » dans lesquels rien ne manque, ni le grain, ni la puissance, ni même l’humour et le second degré qui transparaissent régulièrement au gré des compositions. Un clip aux vertus hallucinogènes pour accompagner le tout et voilà Parazik Matik armé jusqu’aux dents pour repartir à l’assaut des scènes régionales mais aussi pourquoi pas nationales ! Voilà du rock comme on aime en entendre …

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Fred Delforge (Zicazine.com)
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Un nouvel EP pour Parazik Matik
Ce n'est pas parce qu'un nabab indien plonge leur ville dans le chaos économik que les jeunes de Florange vont sombrer dans la déprime chronik. Rien de tel que le rock éclectik de Parazik Matik pour faire oublier les problèmes de frik
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Deux ans après avoir bombardé nos platines laser d’une bonne dose de "Publicité Mensongère", les gentils provocateurs lorrains se rappellent à notre bon souvenir avec "Tous Les Animaux", un EP qui nous donne envie d’un peu plus de musik
!
Douze minutes et quarante quatre secondes d’un rock énergik teinté de pop comik et des textes poétik (quoi qu’un peu hermétik) interprétés en français et à la flûte magik par une Émilie Salata un brin hystérik, c’est bien trop court, c’est là qu’est le hik
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Quand auront-nous enfin droit à un concert de Parazik Matik en Belgik
?

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Michel Serry (Music In Belgium)

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Succédant à " Publicité Mensongère ", album convainquant qui nous avait fait découvrir PARAZIK MATIK, " Tous des animaux " prend un certain parti ne serait-ce que dans son univers textuel au premier coup d'oeil (voir les titres des chansons), on va découvrir s'il en est de même pour la musique.
" L'écrevisse " la plus rapide du monde se trouve ici, Emilie dégainant son chant toujours aussi incisif à une vitesse de croisière. Les choeurs masculins sur le refrain appuient le message de la frontwoman de PZMK, qui pourtant n'en a même pas besoin, et cela fonctionne, en particulier à la fin de chaque refrain où le mâle insiste pour tenter de dominer la femelle.
Le rock vitaminé de " Terrien(s) " secoue et accroche avec son refrain au gimmick assez facilement assimilable, mais surtout ce morceau permet à Emilie de placer à quelques instants sa voix suave qui marche terriblement. Dans ce cas que dire de " La Hyène " qui est une ode à cette facette de la chanteuse de PARAZIK MATIK, peu de personnes en resteront de marbre et elles souffrent probablement d'un problème d'audition. Ajoutez à cela la seconde partie du morceau partant dans le psyché et dont le top départ n'est autre que du psyché vocal, si mes oreilles ne me font pas défaut, et vous obtenez là un Miss Cocktail.
Un mélange du meilleur effet développant la musculature à vue d'oeil, cela se remarque à la puissance sans temps d'arrêt de " Kafard ", titre qui permet aussi une certaine évasion par l'apport important de la flûte.
Absolument pas déçu du nouveau PARAZIK MATIK, bien au contraire, " Tous des animaux " apporte ce que je connaissais du groupe et que j'avais envie de retrouver, sans oublier d'être original et d'avoir quatre titre très distincts tout en conservant cette essence PZMK.
Et comme cet EP est téléchargeable gratuitement, cela semble plus que jamais évident que vous devriez l'écouter.

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Blytch (Nawak Posse)
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PUBLICITE MENSONGERE

Enregistré du 19 au 21 décembre 2009 au Studio l'Usine. Enregistré et mixé par Fabien Pilard & Stéphane Monbel. Masterisé par Fabien Pilard.
Chant & Flute > Emilie Salata
Guitare & Choeurs > Stéphane Monbel
Basse & Choeurs > Fabien Bertrand
Batterie & Percussions > Romain Di Loreto
Cuivres sur "Tu ne peux pas briser mon coeur" & "Lady Misère" > Guillaume Lebowski, Thomas Diemert & Sebastien Berettoni
Photos > Nicopirate
Artwork > shelleygrafx@gmail.com
Sorti en 2010, "Publicité Mensongère" a été favorablement accueilli. Des chroniques de l'album :


Attention Parazik Matik, PZMK pour les intimes, débarque dans votre platine ! Avec leur 1er album « Publicité Mensongère », ce groupe atypique essaye de se faire une place sur la scène Rock Française. Résolument Rock, ils ont pris le pari osé, de le faire en Français. Dès la première chanson « Mon Ange », au texte écorché vif, les guitares électriques suintent, et la voix d’Emilie rageuse, accompagnée de sa flûte, délivrent un Rock endiablé. Une musique sauvage, à l’image de ce quatuor qui aime travailler dans l’urgence, puisque ce disque a été enregistré en seulement en 3 jours . Une musique colorée aux multiples influences, funk sur « Edition limitée » ou « Fatale I.D », ambiances 70’s sur « Lady Misère » et « La Neige en Avril », ou encore mélange de pop et reggae sur le titre « Tu ne peux pas briser mon cœur ». Côté textes, des mots jetés sur le papier à l’image des sentiments de toute une vie, le chagrin d’amour se mêle à la mélancolie, à la révolte et l’envie de rébellion face à la société… Un groupe à l’odeur de soufre, sensuel, sexuel, en un mot vivant !

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Céline Dehédin (Nouvelle Vague)
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En pleine crise de foi, un Groove Infectieux se met en place pour empêcher que Mr Beugle. Quel dommage pourtant de réfréner ce Magma créatif qu’est Parazik Matik. Ses mots, sa musique, son habit de lumière. Tout concourt à lui construire une personnalité à nulle autre pareille, fusion de quatre talents sélectifs et exigeants. Schizophrénie ? Non... Esprit de synthèse ? Oui ! La base est rock, ça tout le monde le sait (Mon Ange). Tout le monde aime. Tout le monde adore ces guitares acérées, cette électricité naturelle, cette tension sexuelle. Puis les finesses s’y ajoutent en couches et sous-couches. Aussi différentes que l’être humain a cinq doigts à chaque main. Chaloupé reggae lorsque la basse ronronne (Tu Ne Peux Pas briser Mon Cœur), jazz hargneux parce qu’hargneux c’est mieux (L’Amertume), psyché prog 70’s à plusieurs reprises (La Neige En Avril, Lady Misère), funky intrinsèque comme une trique entre insectes (Edition Limitée, Fatale ID) mais aussi et surtout profondément pop (pour la peine, tous les morceaux ainsi que le chant impérial d’Emilie). Exceptionnels, ils sont exceptionnels. Ils ont le courage de l’ouverture sans barrières et assument sans complexes une plume à la fois excentrique et inventive, passant du « je » au « tu » dans un jeu d’étude de caractères détaillée et taillée pour larsen. Une bouffée d’air pur effraie toujours. Laisse donc la peur t’envahir, respire un grand coup et plonge au cœur de la musique en or du quatuor multicolore.

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Florian Schall (http://recordsarebetterthanpeople.tumblr.com)

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Voilà un groupe inspiré. Parazik Matik, un étrange nom pour une formation unique en son genre, originaire de Lorraine et dotée d'un sens aiguisé de la ‘variation’. Leur premier album - baptisé "Publicité Mensongère" - démontre que sur la planète Talents réside des musiciens qui sont d’habiles ‘grooveurs’ à travers leur musique et qui savent naturellement vous captiver le temps de neuf titres bien pensés et terriblement spontanés.

Parazik Matik ? Avouez que vous ne vous attendiez pas à croiser un tel nom aujourd'hui... Si l'on devait vous résumer ce quatuor, alors on vous le résumerait en un seul verbe : oser. Car avec leur premier album, les Parazik (permettez la contraction) nous démontre qu'ils ne sont jamais là où on peut les attendre et osent ce que d'autres groupes n'oseraient pas toujours. A cela, rajoutez des adjectifs tels que étonnant, surprenant, captivant et vous découvrirez le système nerveux et les fondamentaux d'une formation expérimentée et spontanée qui passe haut la main l'épreuve du premier album.

Tout démarre en 2009 lorsqu’Emilie Salata et Stéphane Monbel s'unissent pour écrire et composer ensemble. C'est un peu plus tard qu'ils sont rejoints par Fabien Bertrand (basse/chœurs) et Romain Di Loreto (batterie/percussions). Ce qui frappe tout de suite chez les Parazik, c'est cette expérience quasi omniprésente ; en effet, chacun des membres a un passé dans la musique, à commencer par Emilie (chant/flûte) croisée auprès du groupe Ange. Stéphane Monbel (guitare/chœurs) enchaîne les groupes (Sales Fées !, Karzapp'4T, Bombadilom), Fabien Bertrand a eu le temps de rejoindre divers projets musicaux (Fabergo, Mock, Somehow Arts, Green Hill Days) et Romain Di Loreto bat la mesure au sein de plusieurs autres groupes (notamment BriXtom). Depuis Janvier 2011, les Parazik ont accueilli Fabien Pilard (basse) et David L'Huillier (batterie).

Aujourd'hui, ces musiciens sont à la tête d'une formation Rock pas comme les autres. D'ailleurs est-ce vraiment un groupe de Rock ? Si c'est bien de cette façon que le groupe se présente à nous, leur musique est construite d'habiles fusions stylistiques - et le groupe ne se gêne pas pour en jouer. C'est un peu comme si l'on avait injecté du groove à de la musique progressive, un peu comme si le Funk et la Fusion croisait du Psyché Rock ou si le Reggae s’amusait avec la Pop. Autant vous dire que ça bouge chez les Parazik. Bien sûr, personne n'aura échappé au timbre de voix si particulier d'Emilie qui nous remémore à certains instants la fougue vocale de Muriel Moreno mélangée à celle de Catherine Ringer à la grande époque. A l'écoute de "Tu Ne Peux Pas Briser Mon Cœur", la comparaison peut alors devenir facile.

Plusieurs perles originales ornent donc cet album. Nous sommes séduits à l'écoute de "La Neige en Avril", un morceau qui reprend quelques ficelles Jazz et les combine sans transitions à une Pop Rock Roots très seventies. On citera bien sûr "Mon Ange" (un morceau bénéficiant aujourd’hui d'un élégant clip réalisé par Vincent Giorgetti et produit par Facing Halo) où le chant est "Niagaresque" et où le rythme est fougueux. Ici, les Parazik ne cherchent clairement pas la perfection mais s’attache tout simplement à bien retransmettre leur efficacité. Ici, tout est rapide, quelque peu décalé et pourtant diablement si stable. Les paroles ont ce petit quelque chose de trashy-poétique, complètement déstructurées (« Jouer ma vie, avec des dés, Monde Aidé... Démons... » / « L’ange de mon cul s’est pendu, bienvenue… »), et ça marche. On retiendra également "Les Becs Fins", rudement mélodique et présentant perpétuellement des changements de tempo. Presque Punk en son final et totalement désarticulé, les Parazik Matik arrivent à faire de cette désarticulation une qualité. Enfin, le morceau "Fatale I.D." est une belle réussite. Rappelant la Fusion légendaire des Red Hot Chili Peppers, c'est exactement ce type de morceau qui vous fait remuer la tête. Ce titre reste la plus belle surprise de "Publicité Mensongère". Son final presque "MademoiselleKesque" est en mesure d'arracher votre plus belle moquette !

Enregistré dans l'urgence en trois jours seulement, "Publicité Mensongère" est loin d'être un disque ennuyeux. Les Parazik ont plutôt le don de vous y occuper les tympans durant 25 bonnes minutes - et en prime savent très bien le faire. En musiciens accomplis, ces quatre là délivrent un album complet, à la fois décalé et sérieux, mélangent de nombreuses énergies tout en faisant bouillir l'eau de votre casserole. Cette formation originale et peu attendue vous approche avec des compositions frappées, osées et colorées. Preuve une fois de plus que capturer au naturel l'énergie d'un groupe aussi sauvage en studio permet la naissance d'un album authentique tel que celui-ci. Avec les Parazik Matik, la spontanéité est de mise autant dans la musique que dans les paroles. A se procurer spontanément et sans se poser de questions !

> Jocelyn Kidonÿ (http://www.jenzinemagazine.com/)
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Un groupe au nom sonnant piquant et musical, il y a tout de même " ZIK " en son coeur, avec un titre d'album semblant porter vers une sorte de révolte, qu'allons-nous trouver au final ?     
Première chose qui saute aux oreilles, " Mon Ange " un titre habituellement réservé à des morceaux très calmes, mélancoliques... ici on n'est pas du tout dans ce délire. Quelques passages calmes, mais pas de gnian-gnian. La voix épicée et incisive provoque bien plus qu'autre chose, pas de larmoiements. D'ailleurs, on peut en dire autant de la globalité de l'album. Des touches relevées incessantes, avec ce rock clinquant d'un style que l'on entend rarement de nos jours. Des sonorités plus présentes dans les 70's et les 80's remises au goût du jour par une frappe contemporaine.
Les textes ne sont pas en reste et rien que certains titres parlent pour eux-mêmes, Là encore ça colle parfaitement à leurs influs d'époque où une bonne partie des morceaux attiraient rien qu'à la lecture de leurs noms.
" La Neige En Avril " (référence littéraire ?) par exemple, au-delà de son titre, propose une mélodie délicate, quelque chose d'intimiste, se relançant lors des refrains nous empêchant d'oublier que le groupe en possède sous la capot. Dans les titres " jeu de mots " qui attirent vers le band, la conclusion du CD " Lady Misère " au peps indéniable et nous laisse sur une impression assez générale de PARAZIK MATIK, grâce à cette énergie propre dont ils savent faire preuve.
Une certaine fraicheur par rapport à tout qu'on peut trouver sur le marché, avec des sonorités souvenirs-souvenirs à la sauce contemporaine, c'est ça PARAZIK MATIK.

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Blytch (Nawak Posse)
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Quatre torses nus, peinturlurés de couleurs vives sur la pochette (intérieure) de leur disque; les Parazik Matik délivrent un message clair: ‘Nous sommes un groupe haut en couleur, constitué de personnages un brin provocateurs’. (NDR: Cette provocation est d’ailleurs aux trois quarts inutile puisque, avouons-le sans honte, seul le ‘torse’ rougeoyant d’Emilie, la chanteuse/flûtiste a attiré notre regard). Ce quatuor français, basé dans la ville de Florange (dans la région de Metz), a été fondé en 2009 par Émilie Salata et Stéphane Monbel (guitare). Fabien Pilard (basse) et David L'Huilier (batterie) ont complété la formation quelques mois plus tard. Colorés et provocateurs, certes! Mais surtout très rapides, puisque "Publicité Mensongère", le premier album autoproduit, est sorti un an à peine après la formation du groupe et qu’il a été mis en boîte en trois jours seulement. Si l’on en croit sa page Myspace, Parazik Matik aurait ‘subi’ l’influence d’une flopée d’artistes allant de Deep Purple à Jacques Brel en passant par Led Zeppelin, Sepultura, Queen, Rage Against the Machine, Red Hot Chili Peppers, Radiohead, Nirvana, Lenny Kravitz, The Doors, For My Hybrid, M, Keziah Jones, Björk Debout sur le Zinc, David Bowie, Prince, Aphex Twin, Herbie Hancock et Frank Zappa. Et, c’est probablement un peu là que se situe la ‘publicité mensongère’. Car si nous reconnaissons sans conteste le groove rock ‘funkisant’ des Red Hot Chili Peppers, de Rage Against The Machine ou, à la rigueur, de Lenny Kravitz, les influences rock ‘seventies’ et psychédéliques affirmées des Zeppelin, Purple, Doors, Queen et autres Zappas sont, par contre, beaucoup moins décelables. Et si les Parazik Matik mélangent leur funk rock à quelque chose, c’est probablement plus à de la pop rock française des eighties. Nous avons, en effet, plus souvent l’impression d’écouter une version semi-brutale des Rita Mitsuko ou de Niagara plutôt qu’un combo pratiquant le revival du classic rock vintage. Ceci n’empêche pas "Publicité Mensongère" d’être carrément sympathique. Les rythmiques effrénées donnent la bougeotte et génèrent une sérieuse envie de danser. Quant aux textes de la charismatique Émilie, qu’ils soient impertinents ou simplement poétiques, ils sont vraiment bien écrits. Sexy et énergique, le rock des Parazik Matik semble taillé pour le live. Espérons que nous puissions un jour en avoir chez nous la confirmation scénique!

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Michel Serry (Music In Belgium)

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Ils ont le rock naturel, spontané, et c’est en proposant leur premier album après à peine plus d’un an d’existence que les Parazik Matik tentent une percée médiatique un peu plus loin que la région messine dont ils sont originaires. Conscients que le talent ne suffit pas toujours, Emilie Salata au chant et à la flûte, Stéphane Monbel à la guitare, Fabien Bertrand à la basse et Romain Di Loreto à la batterie y vont au bluff et nous font le grand coup de la « Publicité mensongère » sur une rondelle mise en boite en seulement trois jours de studio, une tartine rock à souhait dans laquelle les influences des Rage Against The Machine et des Red Hot Chili Peppers se mélangent à celle des Rita Mitsouko dont Emilie semble avoir, volontairement ou non, adopté non seulement l’écriture mais aussi la voix. Fort d’un clip réalisé par Vincent Giorgetti et accompagné par une toute nouvelle section rythmique avec Fabien Pilard à la basse et David L’Huilier aux drums, Parazik Matik s’attaque désormais avec une certaine régularité et au moins autant d’efficacité à la scène !

Avec son rock multicolore plein d’effets dans lequel les harmonies ont au moins autant d’importance que les dissonances, Parazik Matik n’a aucun mal à interpeller le chaland mais aussi et surtout à le garder à ses côtés pour un ouvrage encore un peu bref, plus vraiment un maxi avec ses neuf titres et sa toute petite demi-heure de bonnes vibrations mais pas encore véritablement le bon gros album qui mériterait une quinzaine de minutes et quatre morceaux de plus. A défaut de grives on se contentera donc de merles, d’autant plus que ceux là ont franchement tout ce qu’il faut là où il faut et que sans faire le moindre remplissage, ils nous emmènent au travers de compositions qui non seulement tiennent la route mais qui en plus on du mal à laisser le bitume reprendre sa forme originelle après leur passage. A grands coups d’énergie et de musicalité toujours soigneusement recherchée, Parazik Matik nous fait le coup des bons mots et des beaux riffs, tirant de ses amplis des « Emois & moi », des « Tu ne peux pas briser mon cœur », une « Edition limitée » et même une « Lady Misère » et fournissant au bout du compte de quoi s’en mettre plein les oreilles en attendant qu’ils viennent jouer par chez vous et vous mettre rock à fleur d’ampli…

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Fred Delforge (Zicazine.com)
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Il existe plusieurs morceaux de bravoure sur le premier album de Parazik Matik, groupe Lorrain à la croisée entre Mademoiselle K et Catherine Ringer. On aborde l'album avec « Mon ange » qui a tout du tube, un petit quelque chose d'identifiable immédiatement. Le chant est rentré dans la musique, certainement pour un son plus rock. Justement, leur rock est généreux, débridé avec une pointe d'héroïsme en prime. Les musiciens sont excellents. Ils usent de gimmicks et d'arrangements discrets et efficaces. « L'amertume » sonne seventies. C'est une de leurs références avec le funk-rock qui vient groover efficacement le long de leurs neuf plages. Parazik Matik aime les changements de tempo, accélérations et décélérations. Emilie Salata fait des acrobaties vocales, jouant à étirer sa voix comme du chewing-gum. Leur deuxième tube en puissance, facilement identifiable, est « tu ne peux pas briser mon cœur » qui nous emmène visiter les Caraïbes. Parazik Matik a une large palette de possibilités en mains allant d'un rock tendu à un rock plus détendu. Mais ils ont surtout un son cohérent, ce sont d'excellents musiciens qui ont passé avec brio le test du premier album.
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Que les mauvaises langues qui crient haut et fort que "rock" et " français" ne peuvent pas s'aimer se taisent et entendent les premiers riffs de Parazic Matic. Ce n'est pas de la "Publicité mensongère", comme le groupe lorrain se plaît à nommer leur premier album.

Un concentré d'énergie musicale ! Voilà ce que procure l'écoute des morceaux. Du début à la fin, ils sonnent rock/punk. Ils donnent envie de sauter partout, de se mettre à faire du headbanging, de prendre n'importe quel objet à porter de main pour crier à tue-tête : "s'il faut s'y faire je reste fière...", sur la chanson "Fatale I.D."

Au départ, un peu désarçonné, on se demande ce qui nous tombe dans les oreilles. La batterie est très sèche voir bruitiste. Les riffs sont assez minimalistes... Et pourtant, l'accompagnement musical est drôlement efficace !

Et puis on s'interroge sur cette voix aux multiples facettes qui s'entremêle si bien. Elle fait penser à celle d'une Mademoiselle K, par cette nonchalance rock qui teinte les intonations. La ressemblance est flagrante dans les dissonances de la chanson " Les Becs Fins". Puis, elle nous rappelle celle d'une Catherine Ringer dans les envolées frénétiques graves et aigües d'"Edition Limitée". Elle a même des accents d'une Elysian Field sur l'introduction grave et jazzy de " La neige en Avril".

Dommage que cette voix se confonde parfois trop avec les instruments, non pas que l'ensemble soit désagréable, au contraire. Cependant, une oreille très attentive est nécessaire pour percevoir que les paroles sont loin d'être enfantines. Sur "Mon Ange", tandis qu'on oscille entre assombrissement et frénésie, sensualité et luxure, les mots sont finement choisis pour décrire le "fruit de mes envies", à la manière d'une poésie.

Les thèmes du répertoire tournent majoritairement autour de l'amour et ses côtés sombres : "L'Amertume", "Emois et moi". Mais l'électricité, l'énergie de l'accompagnement musicale et la violence de la voix tombent à point pour caricaturer la société. La publicité "Edition Limitée" ou encore les voleurs de richesse "Les Becs Fins" sont autant de sujets finement dénoncés. Les dernières lignes tariront leur encre sur : "Tu ne peux pas briser mon Coeur". Chaud et funky par son rythme et ses accompagnements cuivrés, il étonne et détonne. Il aura même à provoquer, dans un clip, un déluge de coeurs de toutes les couleurs.

L'album fait ainsi l'effet d'une explosion rock dans un champ de bataille musical. À son écoute, on ne peut résolument que "Septième-ciéler "!

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Rachel Debrinquat (L'Oreille à l'envers)
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